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Bienvenidos en Boyaca !

Fin février, après la finca Gabeno, direction Tibasosa, dans le Boyaca, au nord de Bogota. Dans ce pueblo, nous étions hébergés chez Claire une amie rennaise de Marine. Elle vit avec Checha, un Colombien, et Maju, une argentine, dans une jolie maisonnette où toutes les pièces donnent sur un patio.

C'est un lieu vraiment dynamique ouvert aux habitants du village, avec des activités et événements qu'ils organisent régulièrement (jardin, théâtre, cinéma...). D'ailleurs, dès le lendemain de notre arrivée, on pouvait refaire notre garde robe lors d'un troc de vêtements. C'est Maxime qui en a le plus profité suite à son vol de sac de la veille... Ça a été aussi l'occasion d'apprendre à filer la laine avec une abuela (mamie) du village ! Que chevere !! (cool). Un savoir précieux et commun mais qui se perd avec les nouvelles générations.

A ce propos le Boyaca nous a paru être un région avec une forte culture traditionnelle et rurale. Il n'est pas rare de voir un campesino (paysan) traire à la main sa vache, ou des habitants se déplacer à cheval. La juana (poncho en laine) et le chapeau sont l'habit phare de cette région.


A Tibasosa, il y a aussi l'antenne de la radio locale, Semillias. Un matin, Maxime et Marine se sont rendus dans une vereda avec les membres de la radio pour donner la parole aux campesinos-as qui y vivent. Nous avons rencontré une campesina, coiffée de deux longues tresses avec un chapeau et vêtues d'une longue robe. Cette femme âgée nous a impressionnée par son dynamisme et sa force. Ce fut un moment fort que nous avons du mal a retranscrire par écrit, oups ...

Une vereda en Colombie est une sorte de grand hameau qui peut s'étendre sur le flan d'une montagne entière. Chaque pueblo comprend de nombreuses veredas ce qui augmente considérablement son nombre d'habitants. Par exemple, à Tibasosa il y a 15 000 habitants dont 10 000 dans les Veredas. Selon sa taille, il peut y avoir une école avec des élèves allant de 3 à beaucoup plus !


Une autre initiative qui nous a beaucoup plu, fut un échange de graines, organisé par un petit groupe de jeunes. Ce qui nous a marqué, c'est que cela a attiré des gens très différents. Les graines sont bios et libres de droits, venant de différentes fincas ou particuliers. Ces derniers sont attachés à la conservation de ces variétés anciennes, devenues rares, et qu'on ne trouve pas dans les commerces. Il y avait par exemple des variétés andines de soja, quinoa, amarante, pommes de terre... et du mais de toutes les couleurs (noir, jaune, rouge), et plein d'autres surprises ! On a senti une grande envie chez ces jeunes de préserver cette richesse et, à travers cela, leur culture.

Dernières choses qui nous ont vraiment fait aimer ce village : les séances de cinéma plein air avec pop corn gratuit ! Pour les amoureux de nature ou les curieux de la Colombie nous vous recommandons d'ailleurs vivement ce film : Colombia magia salvaje. Et la soirée de variété ou qui veut, vient faire partie du spectacle (danse, cirque, théâtre, musique, marionnettes ...). Enfin, la générosité et la gentillesse des gens dans ce village nous ont encore une fois beaucoup touchée-s.




Étant dans le Boyaca nous en avons profité pour nous rendre à Villa de Leiva. Une jolie petite ville coloniale aux maisons toutes blanches. Ce n'est pas une ville très grande mais la place centrale est immense ! Au programme : vadrouille dans la ville. Sympathique de découvrir la culture coloniale qui a indéniablement influencée l'Histoire de la Colombie.

Ça a été aussi l'occasion d'aller dans la réserve naturelle Iguaque, qui se trouve dans les hauteurs de Villa de Leiva. Changement d'ambiance, après la ville, qui fait partie d'une zone sèche où poussent des cactus, on se retrouve au milieu des montagnes verdoyantes.

Nous allons découvrir notre premier Paramo! Cet écosystème, spécifique à quelques pays d'Amérique du sud, se situe à plus de 3000m. D'une fonctionnalité incroyable, c'est une réserve d'eau pour les villes et les campagnes aux alentours. Par exemple, à Bogotá, les 6 millions d'habitants consomment l'eau des paramos. La plante emblematique de cet écosystème est le frailejon.

La végétation qui y pousse peut se comparer à une éponge : elle absorbe l'eau des pluies et la restitue sur le long terme et notamment en période de sécheresse. Elle a aussi un pouvoir filtrant rendant l'eau d'une qualité propre à la consommation. C'est donc un écosystème d'une importance capitale pour le pays, mais très fragile. A titre d'exemple, le frailejon pousse d'un centimètre par an. De ce fait, la régénération de ce milieu est extrêmement lente.

Malheureusement, les paramos sont menacés par le sur-pâturage (nombre trop important d'animaux sur une surface).


Pour en revenir à la rando, 2h30 d'ascension jusqu'à 3800m pour arriver jusqu'à un lac sacré pour les peuples indigènes. Un endroit mystique et merveilleux, mais aussi grêleux ...

Hasard improbable, parmi les 10 randonneurs croisés se trouvait Laurie, une amie de colo de Cléa!

Et pour finir...

A très vite pour le récit d'une autre super rando à plus de 4000m, toujours plus haut !



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